Le tourisme en Dordogne-Périgord

La Dordogne dispose d’atouts si séduisants qu’il attire chaque année trois millions de touristes. Le secteur du tourisme représente plus de 22 % de l’économie départementale avec un chiffre d’affaires estimé à un milliard d’euros. Pour les années à venir, le Département ambitionne un million de visiteurs supplémentaires. À n’en pas douter, il s’impose en douceur comme une incontournable étape sur le chemin des vacances…

La Dordogne est un département à vocation touristique. Et pour cause : les raisons d’aimer ce territoire ne manquent pas !

Citons tout d’abord, sa nature omniprésente, une nature remarquablement préservée, parce que longtemps épargnée par l’industrie touristique de masse.

À l’évocation du Périgord, on pense également à la gastronomie et sa cuisine traditionnelle élaborée avec les ressources locales : châtaignes, noix, cèpes, fraises ou encore truffes et foies gras… sans oublier ses vins et leurs treize appellations.

Dans son livre Science de gueule en Périgord, Georges Rocal rapporte ces propos de Curnonsky : « Le tourisme gastronomique n’est possible qu’en France… Il n’y a qu’en France que le touriste peut être sûr de trouver en même temps qu’une incomparable diversité de sites, de panoramas, de monuments et d’œuvres d’art, une diversité unique au monde de merveilles culinaires, de plats régionaux, de spécialités, de vins, de liqueurs, d’eaux-de-vie, etc, etc… » Il ajoute : « À ces judicieuses remarques, nous pouvons ajouter que, de tous les pays de France, le tourisme gastronomique trouve sa terre privilégiée en Périgord. » Même si ces propos datent un peu et sont, sans aucun doute, exagérés, on sera d’accord avec le fait que tourisme et gastronomie font, encore aujourd’hui, très bon ménage en Périgord. (1)

Mais c’est en grande partie grâce à la richesse exceptionnelle de son patrimoine culturel, historique et préhistorique, que la Dordogne est devenu un département de renommée internationale, comme en témoignent ses 3 millions de visiteurs annuels et ses 26 millions de nuitées.

C’est d’ailleurs le département français le plus visité, après Paris et sa région… et c’est aussi, le département qui, toujours après Paris, compte le plus de monuments ou sites inscrits, très exactement 878 édifices, d’après la liste du 31 décembre 2010. Il y aurait, dit-on, plus de 1 000 châteaux en Dordogne, sans parler des sites classés au patrimoine mondiale de l’humanité de renommée internationale : Vallée de la Vézère, Cloître de Cadouin, Abbaye de Saint-Avit-Sénieurs.

Et sur les 155 sites de l’association « Les Plus Beaux Villages de France », 10 se trouvent en Dordogne, situant le département en première place ex-æquo avec l’Aveyron. De plus, 3 villes d’Art et d’Histoire, positionnent la Dordogne au premier rang des départements français, pour le plus grand nombre de Monuments Historiques classés.

D’autre part, 15 sites préhistoriques et grottes ornées sont inscrits au « Patrimoine Mondial de l’UNESCO » en vallée Vézère, ce qui fait de la Dordogne le plus riche département de France en sites préhistoriques.

Et la liste est loin d’être exhaustive ! Il faudrait également parler des bastides qui témoignent de l’antagonisme franco-anglais remontant au XIIe siècle, du patrimoine artisanal et industriel (coutellerie, moulins à papier, ateliers d’artisans feutriers, moulins à huile de noix, filature…), du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, de nombreux sites d’escalade et de varappe…

Bref, les atouts de ce département sont diverses et variés !

Avec ses 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires (consommation touristique), le secteur du tourisme représente 22 % de son activité économique. Il emploie 9 000 travailleurs permanents et saisonniers (2600 emplois directs toute l’année), soit 5 % de l’emploi salarié, et près d’un emploi sur deux liés au tourisme se situe dans l’hôtellerie et la restauration.

Les sites et monuments ouverts à la visite

190 sites et monuments sont ouverts au public :

  • 15 sites préhistoriques classés au Patrimoine Mondial par l’Unesco.
  • 9 gisements préhistoriques.
  • 11 grottes et abris ornés.
  • 6 villages et sites troglodytiques.
  • 5 grottes et gouffres à cristallisation.
  • 46 châteaux.
  • 11 abbayes et prieurés.
  • 71 musées et écomusées.
  • 33 parcs et jardins.
  • 3 plans d’eau de plus de 20 hectares.
  • 9 parcs aventure en forêt.
  • 7 golfs homologués.
  • 33 centres équestres classés.
  • 11 sites d’escalade.
  • 1 aquarium.

3 millions de visiteurs ont été accueillis dans les 84 sites répondants (sur 190) à l’enquête du CDT, ce qui traduit une fréquentation stable (–0,55 %) par rapport à 2011. Les 10 sites les plus visités du département représentent 49,7 % du total des visites.

Fréquentation des 12 sites les plus populaires du Périgord
  Sites Nombre de visiteurs
1 Lascaux II 257 000
2 Château de Castelnaud 240 000
3 Parc de Marqueyssac 185 000
4 La Roque Saint Chistophe 173 000
5 Aquarium du Périgord Noir 169 000
6 Village du Bournat  160 000
7 Gouffre de Proumeyssac 149 000
8 Château de Beynac 100 000
9 Musée National de Préhistoire 90 000
10 Le Thot, Espace Cro-Magnon 90 000
11 Jardin d’Eyrignac 82 000
12 Grotte du Grand Roc 80 000
Source : CDT24 – 2005
Répartition des entrées par types de sites
Château 21 sites 26,68 % des entrées
Musées 24 sites 18,30 % des entrées
Grottes et abris ornés 7 sites 16,04 % des entrées
Parcs et jardins 10 sites 13,36 % des entrées
Source : CDT24 – 2005
Les plus fortes progression 2012 / 2011
Les abbayes et prieurés + 22,2 %
Les gisements + 16,6 %
Les musées + 1,88 %
Source : CDT24 – 2005

Les touristes en Dordogne : d’où viennent-ils ?

Les chiffres indiqués dans le graphisme ci-dessous ont été publiés suite à une enquête quantitative menée par TNS SOFRES sur la période du 20 avril au 15 septembre 2012. 778 touristes de 16 ans et plus ont été interrogés sur place en Dordogne.

Provenance des touristes français et étrangers en Dordogne

Provenance des touristes français et étrangers en Dordogne | Enquête TNS SOFRES 2012


Sources et notes :

  • Périgord Tourisme Dordogne : Dossier de Presse 2016.
  • (1) Science de gueule en Périgord, Georges Rocal, Éditions Pierre Fanlac, Périgueux, 1971.

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