Hydrographie du Périgord

Le Périgord possède un réseau hydrographique dense et diversifié totalisant plus de 4500 km de ruisseaux et rivières. Du nord au sud, il est traversé par le Bandiat, la Dronne, l’Isle, l’Auvézère, la Dordogne, la Vézère et le Dropt. Pareil à un chevelu en forme d’éventail, ces cours d’eau descendent tous du Massif Central et forme un réseau qui suit l’inclinaison générale du sol, du Nord-Est au Sud-Ouest, en direction de l’Atlantique.

En Dordogne, la densité du réseau hydrographique est directement liée à la nature de la roche-mère : très dense au nord du département, parce que l’eau ne peut pas créer de réseau souterrain puisque la roche cristalline est trop compacte ; très dense aussi dans la Double et le Landais en raison de la présence d’argile ne permettant pas à l’eau de s’infiltrer ; et ailleurs, dans les calcaires karstifiés, l’eau se fait plus rare en surface tandis que les réseaux souterrains et nappes profondes abondent.

L'Hydrologie du département de la Dordogne-Périgord

L’hydrologie du Périgord
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Le comportement de ces différents cours d’eau est identique puisqu’ils descendent tous du Massif Central. Les plus forts débits sont enregistrés de novembre à janvier et d’avril à juin, en fonction de l’intensité des pluies automnales et printanières et, suivant les années, de la fonte des neiges. L’étiage se situe en août.

Toujours en partant du Nord vers le Sud, ce sont trois grands collecteurs qui drainent le réseau hydrographique périgourdin : au nord, la Charente recueille les eaux du bassin Bandiat-Tardoire, au sud, la Dordogne recueille les eaux des bassins de la Vézère, de l’Isle et de la Dronne, et à l’extrême sud du département, la Garonne recueille les eaux du Dropt. En fait, tous les cours d’eau du département sont tributaires de la Dordogne, sauf le Bandiat et le Dropt. Les plus importants cours d’eau sont la Vézère, affluent de la Dordogne et l’Isle et la Dronne, affluent de l’Isle.

Ces cours d’eau constituent les voies naturelles d’accès du Périgord, et ce, depuis des temps immémoriaux. En fait, dès que les populations se sont sédentarisés dans cette région, elles ont chercher à communiquer et commercer par la voie des eaux. En partant de Libourne, en pays girondin, et en remontant par la large vallée de la Dordogne, on peut traverser tout le sud du département, et même remonter plus à l’Est en suivant la Vézère. La vallée de l’Isle, permet d’atteindre facilement Périgueux, et de le dépasser aisément en poursuivant jusqu’au nord-est du département, et plus encore, si l’on emprunte l’Auvézère et la Loue. Enfin, à partir de Coutras, la Dronne, permet de parcourir l’Ouest du département, par la Nizonne, et le Nord, par la Côle.

La Dordogne et l’Isle (au moins jusqu’à Périgueux) sont les seules rivières du département de la Dordogne aisément navigables. De plus, la vallée de la Dordogne constitue une richesse exceptionnelle. Elle abrite une biodiversité d’espèces végétales et animales remarquable à l’échelle nationale, européenne et mondiale. Ainsi, de nombreuses espèces rares et menacées sur d’autres territoires subsistent dans la vallée de la Dordogne et notamment autour des milieux aquatiques. On compte de nombreux sites de Dordogne inscrits sur la liste Natura 2000. C’est sans aucun doute parce que c’est l’une des rares rivières françaises dont le parcours est resté en grande partie naturel.

Cette évocation de l’hydrographie du Périgord ne serait pas complète si l’on ne mentionnait pas le fait que le département possède également un grand nombre de sources, ainsi qu’une multitude d’étangs poissonneux. Il ne présente pas de marais proprement dit, mais on y rencontre des terrains inondés dont les eaux s’écoulent difficilement, et des prairies marécageuses.

Toutes les rivières de la Dordogne se prêtent au canoë-kayak : la Dordogne, la Dronne, la Vézère et l’Isle. Les difficultés sont variables, ainsi les plus sportifs seront autant satisfaits que les amateurs de balades au fil de l’eau. Le canoë à deux places est idéal, puisqu’il laisse toute liberté pour accoster dans les petites criques et savourer une baignade en eaux vives.


La rivière Dordogne

La Dordogne est une rivière qui conflue avec la Garonne, au niveau du bec d’Ambès, pour former l’estuaire de la Gironde. Elle débouche sur l’océan Atlantique après avoir traversé six départements : Puy-de-Dôme, Cantal, Corrèze, Lot, Dordogne et Gironde. Toutefois certains qualifient la Dordogne de fleuve, considérant que la Gironde est l’estuaire commun des deux fleuves, la Garonne et la Dordogne, ce qui en ferait le cinquième plus long fleuve français métropolitain. — Pour en savoir plus sur la navigabilité de la rivière Dordogne, consultez la page La navigation sur la Dordogne.

La vallée de la Dordogne est classée pays d’art et d’histoire. Le 11 juillet 2012, l’ensemble de son bassin-versant est classé « Réserve de la biosphère par l’Unesco ». C’est la seule rivière de France à posséder ce label. Ce réseau international rassemble des sites d’exception qui concilient conservation de la biodiversité, valorisation culturelle et développement économique et social. — Plus d’info sur le site Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne.

  • Longueur – 472 km.
  • Source – Elle prend sa source dans les Monts Dore (Massif Central), en Auvergne, au Puy de Sancy (1886 m). Elle naît de la jonction de multiples ruisseaux, dont les plus connus sont la Dore et la Dogne. Elle traverse cinq départements (Puy de Dôme, Corrèze, Lot, Dordogne, Gironde) pour rejoindre la Garonne dans l’estuaire de la Gironde, au Bec d’Ambès.
  • Parcours – Elle baigne successivement Bort-les-Orgues, puis Beaulieu, entre dans le Lot, reçoit la Cère, affluent de rive gauche, arrose Souillac, pénètre en Dordogne où elle reçoit la Vézère, affluent de rive droite, arrose Bergerac puis Sainte-Foy-la-Grande et Castillon-la-Bataille, entre dans le département de la Gironde, baigne Libourne et conflue avec la Garonne au Bec d’Ambès dans l’estuaire de la Gironde au nord de Bordeaux.
  • Affluents – Ses principaux affluents sont la Cère, la Maronne, la Vézère et l’Isle.
  • Bassin-versant – La superficie du bassin-versant de la rivière Dordogne est de 24 500 km2. 150 cours d’eau de plus de 15 km de long représentant 5 300 km, 1 500 communes réparties sur 11 départements et 5 régions. Bassin collecteur : bassin versant de la Dordogne.
  • Production hydroélectrique – Des barrages destinés à une production hydroélectrique ponctuent son cours supérieur, notamment ceux de Bort-les-Orgues (1951), Marèges (1937), l’Aigle (1945), le Sablier (1958), Chastang en Corrèze (1952) et Tuilières en Dordogne (1910).
  • Débit – Le débit moyen de la Dordogne est de 350 m3/s à Bergerac, avec toutefois, de fortes variations en fonction des saisons : en août, le débit peut s’effondrer en deçà des 100 m3 (57 m3 en 1979) et atteindre des pointes de 3 500 m3/s. Aujourd’hui toutefois, le régime de la rivière est relativement stable du fait des barrages, mais il n’est pas rare de voir son niveau varier de façon sensible après de violents orages.
  • Toponymie – Dès le Ve siècle, le poète Sidoine Appolinaire, écrit Duranius, puis Grégoire de Tours au VIe siècle, écrit cette fois Dorononia. Elle devient successivement Duranius, Dornonia (769), Dordonia (IXe), Dordoigne (XVIe), Dourdoigne (XVIIe) et enfin Dordogne. Le découpage étymologique du mot « Dordogne » en « Dor » et « Dogne » semble être une fantaisie née de l’esprit d’un moine du XIe siècle, fable accréditée par le géographe Sanson au XVIIIe siècle.

Voici la description de la rivière Dordogne que l’on trouve dans le Dictionnaire topographique du département de la Dordogne d’Alexis de Gourgues (1801-1885).

La rivière qui donne son nom au département est le second grand fleuve de la région du sud-ouest de la France ; c’est le principal bassin d’écoulement pour les eaux de la partie occidentale du plateau central. La Dordogne prend sa source au mont Dor, au pied duquel elle se forme par la réunion de la Dore et de la Dogne, ruisseaux qui descendent du pic volcanique de Sancy, élevé de 1,700 mètres au-dessus de l’Océan. Après avoir arrosé les frontières du Cantal et de la Corrèze et quelques cantons du Lot, la Dordogne traverse le département, en sort à Gardonne, et de là jusqu’à la Lidoire, elle se sépare du département de la Gironde, où elle entre un peu au-dessus de Castillon. Son cours sinueux, dirigé d’abord de l’est à l’ouest, remonte bientôt vers le nord-ouest, et elle se réunit à la Garonne au Bec-d’Ambez. Un peu au-dessous de Libourne, la Dordogne acquiert de majestueuses proportions qui la rendent égale à la Garonne. Sa largeur, qui atteint environ 200 mètres dans tout le département, est de 280 à Libourne, de 580 au port de Cubzac et de 1,000 à son embouchure. Les deux rivières, avant de se réunir, côtoient un delta dont la base s’étend de Bordeaux à Libourne, et le nom que porte ce territoire exprime la grandeur des deux cours d’eau : il est nommé Entre-deux-Mers, prepositura de Inter duo Maria, 1363 (Documents français, p. 132).

La Dordogne, en raison de sa large embouchure, est sujette à un phénomène connu sous le nom de mascaret, pareil à celui que la Condamine observa à l’embouchure du fleuve des Amazones. Au confluent de la Garonne et de la Dordogne, le premier flot de la marée montante, qui s’avance sur un développement de plus de 3,000 mètres, se trouve tout à coup, à la hauteur de l’île de Casaux, réduit à 2,000 mètres ; il s’établit alors une différence de niveau entre les eaux descendantes et le flot maritime, différence qui varie en raison des marées, du vent et de la hauteur des eaux dans les deux rivières : plus l’équilibre a été rompu, plus le courant qui tend à le rétablir devient énergique. Ses effets sont plus sensibles dans la Dordogne que dans la Garonne ; ils s’étendent dans la première depuis l’embouchure jusqu’à plus de 42 kilomètres, vers Branne. Le mascaret est plus impétueux aux marées de l’équinoxe d’automne ; le flot, divisé en lames courtes et brisées hautes de plus de 15 décimètres, remonte avec fracas le fleuve, dont il laboure les rives, emportant tout ce qui fait obstacle à sa course : aussi les marins sont-ils obligés de détacher leurs embarcations, de gagner le large et de gouverner droit à la lame (Jouanet, Statistique de la Gironde, p. 33). — La rivière Dordogne, Alexis de Gourgues.

Le mascaret

Lors des hautes marées, le mascaret de la Dordogne est un phénomène naturel spectaculaire et relativement rare — puisqu’il se produit sur une soixantaine de sites dans le monde. La vague, résultant de la pénétration saisonnière du domaine maritime dans le cours d’eau, remonte jusqu’à Vayres, soit à une trentaine de kilomètres à l’intérieur. Elle avance à une vitesse de 10 à 20 km/heure et peut atteindre jusqu’à 1,36 mètre de hauteur. En fait, il y a deux mascarets par jour, soit 730 par an, mais seulement une cinquantaine est remarquable. Lors des forts coefficients du mois de septembre, la municipalité de Vayres organise le Festivague sur le port de Saint Pardon. Cet évènement festif rassemble 3 000 et 4 000 personnes chaque année, dont près de 300 surfeurs.


La Vézère, affluent de la Dordogne

La Vézère est un affluent de la Dordogne. Une partie de la vallée de la Vézère est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette vallée est un étroit couloir de terres alluviales, encadré de falaises cariés de grottes à concrétions et d’abris-sous-roche, habitats préhistoriques mais également habitations troglodytiques au Moyen Âge. Ce prestigieux héritage a rendu cette vallée mondialement connue sous le surnom de « vallée de l’homme ». C’est aussi une rivière remarquable de par la diversité des paysages qu’elle traverse. — Pour en savoir plus sur la navigabilité de la rivière Vézère, consultez la page La navigation sur la Vézère.

  • Longueur – 212 km.
  • Source – La Vézère prend sa source en Corrèze, dans la tourbière de Longéroux, au lieu-dit « sources de la Vézère », dans la forêt domaniale de Longéroux, sur le plateau de Millevaches, à l’altitude de 887 mètres, sur la commune de Meymac.
  • Parcours – Elle traverse 2 départements et 53 communes. Elle coule vers le sud-ouest et creuse une vallée, coupée de petits barrages, qui passe par Treignac et Uzerche. Elle reçoit dans le bassin de Brive son principal affluent, la Corrèze. Entrant en Dordogne à Larche, elle encaisse ses méandres dans le Périgord. Elle arrose Terrasson-la-Villedieu, Montignac, Les Eyzies, Le Bugue, Condat. Elle vient grossir la Dordogne à Limeuil. Elle se jette dans la Dordogne à Limeuil, à l’altitude de 50 mètres.
  • Affluents – Son principal affluent est la Corrèze, leur confluent se trouvant dans la banlieue ouest de Brive-la-Gaillarde.
  • Bassin-versant – 3 736 km2. Bassin collecteur : bassin de la Dordogne.
  • Débit – Comme ses voisines dévalant des plateaux du Limousin, la Vézère est une rivière très abondante. Elle présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées sans être excessives. Les hautes eaux se situent en hiver. De décembre à avril inclus, les débits mensuels moyens varient de 79 à 98,6 m3/s, avec un maximum assez net en janvier et surtout février. À partir de mai, le débit baisse progressivement jusqu’aux basses eaux d’été, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu’au niveau de 19,4 m3 au mois d’août. Mais ce sont des valeurs mensuelles qui cachent en fait des fluctuations bien plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.
  • Divers – La richesse de la basse Vézère en gisements préhistoriques lui confère un incomparable prestige.
  • Toponymie – Le mot Vézère signifie cours d’eau dans la vallée creuse. Son nom est mentionné dès le IVe siècle (Bicera), puis sous une forme proche de la graphie actuelle Visera (dès 875), Visere (963), et enfin Vezere (1451).

L’Isle, affluent de la Dordogne

L’Isle, un affluent de la Dordogne.Pour en savoir plus sur la navigabilité de la rivière Isle, consultez la page La navigation sur l’Isle.

  • Longueur – 235 km.
  • Source – Elle prend sa source dans le Massif central, en Haute-Vienne, dans le Limousin à 404 m d’altitude.
  • Parcours – L’Isle traverse 3 départements et 66 communes. Elle se dirige vers le sud-ouest, entre en Dordogne, et sa vallée se creuse dans les causses du Périgord. À Périgueux, grossie de l’Auvézère, son débit est de 27 m3/s avec de gros écarts entre été et hiver. Sa vallée élargie, intensément cultivée, jalonnée de bourgs (Mussidan, Montpon-Ménestrol) s’épanouit à l’approche du Bordelais ; en Gironde, elle reçoit la Dronne et se jette dans la Dordogne à Libourne. Sa pente moyenne est de 1,56 m/km.
    Le mouvement de la marée se fait sentir jusqu’à l’écluse de Laubardemont près de Coutras, avec un retard d’environ 5 heures par rapport à l’océan.
  • Affluents – Ses principaux affluents sont la Loue, l’Auvézère et la Dronne.
  • Bassin-versant – 7 510 km2. Bassin collecteur : bassin de la Dordogne.
  • Débit – L’Isle est une rivière au débit très irrégulier qui suit les fluctuations saisonnières. Les crues peuvent être très importantes, en raison de la taille étendue du bassin-versant. Les hautes eaux se situent en hiver. De décembre à avril inclus, les débits mensuels moyens varient de 85,9 à 120,0 m3/s, avec un maximum assez net en janvier et février. En mai, le débit baisse rapidement jusqu’aux basses eaux d’été qui ont lieu de juillet à septembre inclus, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu’à 16,0 m3 au mois d’août. Mais ce sont des valeurs mensuelles qui cachent en fait des fluctuations bien plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.
  • Navigation – Pendant la première moitié du XIXe siècle, l’Isle a été rendue navigable de Périgueux à Libourne, sur un tronçon de 143 km, grâce à l’installation de 40 écluses. Ses écluses de 24,25 m de long sur 4,5 m de large pouvaient accueillir des coureaux portant jusqu’à 100 tonnes, assurant à l’Isle une activité batelière semblable à celle de la Dordogne. Toutefois, le 27 juillet 1957, l’Isle est radiée de la nomenclature des voies navigables. Actuellement, elle fait l’objet d’un projet de réhabilitation pour la navigation de loisir. Des balades en gabare sont proposées sur l’Isle, en particulier au lieu-dit Moulin du Duellas sur la commune de Saint-Martial-d’Artenset. Sur les 255,3 km de son parcours, 87 sont navigables, en plusieurs sections.
  • Toponymie – Son nom est attesté à la fin du XIe siècle, écrit Elle (1090), puis Hella (1160), Esla (1182), Ilia (1281). La graphie moderne (avec un i- initial) apparaît plus tard (1281) sous la forme Ilia, mais on écrit encore Ille jusqu’au XIXe. Vient d’un gallo-roman °Illa qui remonte à une racine préceltique °el- qu’on retrouve dans de nombreux noms de rivières comme l’Elle (affluent de la Vézère en Dordogne) ou encore l’Allier et l’Ille (en Ille-et-Vilaine)…

La Dronne, affluent de l’Isle

La Dronne est le plus important affluent de l’Isle, mais qui ne la rejoint qu’à Coutras (Gironde). Elle entre dans le Périgord à Firbeix. Son cours est de 178 kilomètres. Reconnue pour la beauté de ses paysages et du milieu aquatique, la vallée de la Dronne constitue un espace structurant du Nord de la Dordogne, d’un point de vue environnemental, économique, historique, culturel et social. Jadis, la Dronne a connu une intense activité autour des moulins, des forges et des affineries ou était utilisé le charbon de bois de châtaignier. Tout au long de son parcours, elle traverse de multiples villages anciens, croisant au passage d’anciens moulins et forges témoins de son activité de jadis : scieries, entreprises du bois.

  • Longueur – 200,6 km.
  • Source – La Dronne prend sa source à 480 mètres d’altitude dans le parc naturel régional Périgord Limousin sur la commune de Bussière-Galant au sud des Cars, département de la Haute-Vienne, près du lieu-dit les Borderies, trois kilomètres au sud du bourg des Cars.
  • Parcours – La Dronne arrose cinq départements et cinquante-trois (53) communes. Elle entre dans le Périgord à Firbeix, baigne Saint-Pardoux-la-Rivière, Brantôme, Valeuil, Bourdeilles, l’Isle, Asaint-Apre, passe près de Villetoureix et de Ribérac, sert de frontière entre le département de la Dordogne et de la Charente-Maritime, arrose ensuite Saint-Aulaye, Parcoul et la Roche-Chalais.
  • Affluents – La Dronne a soixante-deux tronçons affluents référencés (59 ruisseaux pour seulement trois rivières : la Côle, la Lizonne et la Tude), dont les principaux sont : la Côle, le Boulou, l’Euche, la Donzelle, la Peychay, la Lizonne (également appelée Nizonne dans sa partie amont), l’Auzonne, la Rizonne (ou Rissonne), la Tude, la Mame, le Chalaure, le Goulor.
  • Bassin-versant – 2 816 km2. Bassin collecteur : bassin de la Dordogne.
  • Débit – La Dronne est une rivière irrégulière et moyennement abondante. La lame d’eau écoulée dans son bassin-versant est de 277 millimètres annuellement, ce qui est un peu inférieur à la moyenne d’ensemble de la France (plus ou moins 320 millimètres), mais aussi à la moyenne du bassin de l’Isle (304 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) de la rivière atteint 8,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin. Les crues peuvent être assez importantes.
  • Divers – La Dronne et sa vallée présentent des biotopes variés qui autorisent la présence d’une flore et d’une faune riches. De ce fait, 80 % de son cours est classé soit en zones Natura 2000, soit en zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).
  • Toponymie – Noté Drona en 1215, son nom s’explique par la racine hydronymique « dur- » du celtique « dour » qui signifie « la rivière » et le suffixe pré-latin « -onna ». En occitan : Drona.

L’Auvézère, affluent de l’Isle

L’Auvézère est une rivière du Périgord Vert, qu’il ne faut pas confondre avec sa grande sœur la Vézère. C’est un affluent de l’Isle en rive gauche, donc un sous-affluent de la Dordogne. Certains disent qu’elle est la plus belle rivière de Dordogne, en tout cas, elle est très prisée des canoéistes et kayakistes. Cette rivière traverse la commune de Saint-Mesmin sur 6 kms dans de profondes et magnifiques gorges. Un circuit des « Gorges de l’Auvézère » existe et est indiqué le long des routes.

  • Longueur – 112,2 km.
  • Source – Elle prend sa source vers 420 mètres d’altitude dans le Massif central dans le département de la Haute-Vienne, sur la commune de Saint-Germain-les-Belles, cinq kilomètres au sud du bourg, près du lieu-dit le Camp de César.
  • Parcours – L’Auvézère prend sa source dans le Massif Central et serpente vers l’ouest pour entrer en Dordogne où elle se jette dans l’Isle. C’est entre Savignac-Lédrier et Génis qu’elle s’engage dans des gorges cristallines sinueuses parfois très abruptes.
  • Bassin-versant – 900 km2. Bassin collecteur : bassin de la Dordogne.
  • Débit – L’Auvézère est une rivière assez abondante, comme la plupart des cours d’eau issus des hauteurs du Limousin. Elle présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées.
  • Toponymie – Le nom de l’Auvézère est évidemment apparenté à celui de la Vézère. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie Haut Vézère.

C’est là le repère du cincle plongeur, que l’on cherchera sur les rochers affleurants, où le courant est vif. Avec lui la bergeronnette des ruisseaux anime la rivière aux allures de torrent de montagne.


Le Dropt, affluent de la Garonne

Né en Périgord, le Dropt (prononcer « dro ») se jette dans le fleuve Garonne après avoir arrosé trois départements : la Dordogne, le Lot-et-Garonne et la Gironde. Il coule d’est en ouest, de Capdrot (« la tête du Drot » : cap, issu du latin caput, désigne en ancien occitan la tête, en l’occurrence, la source), à Caudrot (« la queue du Drot » : coa, issu du latin cauda, désigne en ancien occitan l’extrémité inférieure, la queue).Pour en savoir plus sur la navigabilité de la rivière Dropt, consultez la page La navigation sur le Dropt.

  • Longueur – 132,4 km.
  • Source – Capdrot (Dordogne).
  • Parcours – Le Dropt né à Capdrot, en Dordogne, à une altitude de 160 m. Il arrose le sud-ouest du département, entre Monpazier et Eymet, puis entre dans le département du Lot-et-Garonne, qu’il traverse, puis dans la Gironde où il se perd dans la Garonne, après un parcours de 132 km, exempt d’affluents importants. Il se jette dans la Garonne à Caudrot (Gironde), à une altitude de 6 m, en aval de La Réole.
  • Bassin-versant – 1 350 km2. Bassin collecteur : bassin de la Garonne.
  • Débit – 6,030 m3/s (Loubens (2008)).
  • Toponymie – Le nom historique de la rivière est le Drot, en latin Drotius, Drogatus, d’une racine préceltique *dur- ‘rivière’. C’est au XVIIIe siècle, qu’a été introduite la graphie Dropt avec un « p » non étymologique. Le Dictionnaire géographique et administratif de la France (édition de 1892) met en garde : « Aucune des anciennes formes latines : Drotius, Drucum ou françaises : Droth (1004), Drot (1053), Droz (1095), n’autorise le « p » dont on affuble souvent le nom de cette rivière en l’écrivant Dropt ». Aujourd’hui, les deux graphies Drot et Dropt cohabitent, mais c’est la seconde qui a été retenue par les géographes et cartographes. On remarque que la rivière prend sa source à Capdrot (cap-Drot « source du Drot »).

Le bassin hydrographique du Dropt constitue un site important pour deux espèces animales (source : Natura 2000) : le vison d’Europe, mammifère (mustélidé) dont la situation actuelle est extrêmement préoccupante (seuls 7 départements du Sud-Ouest semblent encore occupés par l’espèce), le toxostome, poisson (cyprinidé) au statut coté « vulnérable » en France.


Le Bandiat, affluent de la Tardoire

Le Bandiat est un affluent de la Tardoire, et donc un sous-affluent de la Charente. Cette rivière a la particularité de se rétrécir de plus en plus en s’approchant de l’endroit où il devrait rejoindre la Tardoire. Quand il passe sous la route nationale 141, près de Saint-Projet, il n’est plus qu’un ruisseau pour disparaître complètement trois km plus loin dans le plateau karstique du karst de La Rochefoucauld. Toute l’eau disparaît dans des pertes appelées localement gouffres et alimente une résurgence : les Sources de la Touvre, dans le département de la Charente.

  • Longueur – 91,2 km.
  • Source – Le Bandiat prend sa source dans les monts de Châlus, sur le versant sud du Puy Chauvet (488 m) à environ 440 m d’altitude, près du lieu-dit Vimpère, à l’extrême nord-est de la commune de La Chapelle-Montbrandeix en Haute-Vienne.
  • Parcours – Le Bandiat coule vers le sud-ouest et traverse le nord de la Dordogne à partir d’Abjat-sur-Bandiat. Il vient de la Haute-Vienne, entre dans le département de la Dordogne après 16 km de cours, arrose Nontron, Javerlahc, et après avoir reçu la Dronne, il va dans la Charente former avec les eaux de la Tardoire les sources de la Touvre.
  • Affluents – La Doue, le Varaignes.
  • Bassin-versant – 333 km2. Bassin collecteur : bassin de la Charente.
  • Débit – Le Bandiat est très sensible à la pluviométrie. Par temps de pluie, il monte rapidement pour retrouver son niveau habituel tout aussi vite, dès le retour du beau temps. Son cours a la particularité de disparaître partiellement en période de hautes eaux et complètement en basses eaux, dans des cavités du sous-sol karstique.

Cartographie : l'hydrographie du Périgord

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Sources :

  • Bassin Dordogne Informations Débits : le bassin de la Dordogne.
  • Atlas de la Dordogne-Périgord de Patrick Ranoux, publié à compte d’auteur, 1996.
  • Le Petit Larousse Grand Format 2003.
  • Economie du département de la Dordogne de Pierre Delfaud aux éditions Sud-Ouest Université, 1993.
  • Dictionnaire des noms de lieux du Périgord de Chantal Tanet et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, 1999.
  • Dordogne-Périgord de Michel Genty, Éditions Bonneton, 1993.
  • Wikipedia : Dordogne (cours d’eau)Isle (rivière)VézèreDronneAuvézèreDroptBandiat.

Crédit photo :

  • JLPC / Wikimedia Commons / CC-BY-SA-3.0. Confluent de l’Isle (venant de l’extrême droite) et de la Dordogne (venant de la gauche et coulant vers la droite en face), Libourne, Gironde, France.

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