« La Cigale », dancing Cantegrel, histoire d’une vie !

1951 : André et Margot Cantegrel… André Cantegrel est né le 1er novembre 1906 à Cénac. Son père, Edmond, est alors maréchal-ferrant à Maraval, près de Cénac. André aide son père aux travaux de la ferme. Il rencontre Marguerite Nicolas, native du Finistère, installée avec sa famille à Foncène, dans la commune de Daglan… et l’épouse en André Cantegrel est né le 1er novembre 1906 à Cénac. Son père, Edmond, est alors maréchal-ferrant à Maraval, près de Cénac. André aide son père aux travaux de la ferme. Il rencontre Marguerite Nicolas, native du Finistère, installée avec sa famille à Foncène, dans la commune de Daglan… et l’épouse en 1929.

Il fait alors l’acquisition d’une scierie à Sarlat, au Pontet, et se spécialise dans les parquets et les traverses de chemins de fer. Dans les années 1950, il profite de la scierie pour se lancer dans la fabrication de dancings. Ainsi commence l’aventure de Margot et André…

La Cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand « le Griot » fut venu… Ah ! les boîtes de nuit… le disco, la nouvelle mode. On est en 1974 : Le Griot, le Lem, la Faval, le News et toutes les autres dans les environs, partout, partout !…

Adieu les beaux orchestres de la CigaleLes Gold Fingers, Toni Bram’s, les Papouz, Marcel Azzola, Cordoba, Louis Corchia, Bruno Lorenzoni, Gilles Pellegrini, les Forban’s, Mazzaggio, Claude Nedelec, Claude Mann. Les meilleurs venaient de Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, pour animer les grandes fêtes votives de Beynac, le 15 août (bal sur la Dordogne), Pâques au Pontet, Sarlat, Cénac, la fête des Rameaux à Vitrac avec Jean Ferrat et Isabelle Aubret, la Saint-Louis au Bugue, la Saint-Fiacre au Buisson, Domme avec Hervé Vilard, La Roque Gageac, etc…

La Cigale s’est déplacée jusqu’à Couze, dans le pré de Lili Vitrac. Couze et son célèbre musicien accordéoniste « Marcellin » ! Saint Agne avait aussi sa célébrité, le musicien « Vieille »… C’étaient surtout eux qui jouaient chez nous ! [Jeanine habitait alors le quartier de Port de Couze]

Puis, un jour, la Cigale a fermé ses volets, cachant définitivement ses vitres en verre cathédrale, vertes, jaunes, rouges, bleues. Les magasins, les restaurants et beaucoup de commerces ont alors ressenti une baisse de chiffres à leurs caisses ! Les affaires marchaient bien dans les années 50/60, jusqu’en 1975 ! Quand on allait au bal voir l’orchestre, on se faisait beaux, on se faisait belles ! Coiffure, vêtements, bijoux, parfum, fleurs, rien n’était laissé au hasard. Et puis il y avait les restaurants, les cafés, les fiançailles, les mariages… Les photographes avaient alors du travail.

la Cigale chantait, la Cigale dansait… Les jeunes se rencontraient, la jeunesse s’aimait !

C’était bien la Cigale, les orchestres, la musique, mais aussi les bals à papa pour les moins jeunes… Nous avions trois dancings la Cigale ; deux à la location à des comités des fêtes ou autres, et un pour nous et les fêtes de la région. On faisait nous-mêmes la publicité. On faisait faire les affiches, les feux d’artifice, la buvette… C’était un travail à temps complet. Les dancings ont été vendus en 1975 à Monsieur Pintos, musicien de Belvès, pour créer une boite de nuit.

La scierie du Pontet a malheureusement disparu dans un incendie en 1967, comme pour signer la fin d’une époque… Le chef de la Cigale, André Cantegrel, mon beau-père, nous a quittés le 15 juillet 1992, sa Margot, ma belle-mère, le 7juin 2001.

Ils ont bien mené leur mission. La vie continue, la musique aussi continue avec nos jeunes, heureusement !

Jeanine Flourent-Cantegrel
propos recueillis par Françoise Cheyrou


Cet article a été publié dans le numéro 6 du magazine « Secrets de Pays ».

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