Glossaire Architecture Civile et Militaire


— Consultez notre dossier : Les Châteaux du Périgord
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A

Abaque ou Tailloir : tablette formant la partie supérieure d’un chapiteau ou d’une colonne.

Abat-son : châssis de lames inclinées en charpente dans un clocher renvoyant le son vers le sol.

Abside : élément architectural qui termine le chœur d’une église, soit par un hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat. Bien que le mot abside ne doive rigoureusement s’appliquer qu’à la tribune ou cul-de-four qui clôt la basilique antique, on l’emploie aujourd’hui pour désigner le chevet, l’extrémité du chœur, et même les chapelles circulaires ou polygonales des transepts ou du rond-point.

Accolade : élément d’architecture, horizontale et décoratif.

Alcôve : dans une chambre, l’alcôve est un renfoncement qui reçoit un lit de parade ou de repos.

Allège : pan de mur situé sous une fenêtre.

Ambon : c’est le pupitre, placé à l’entrée du chœur, dans une église, où est posé le lectionnaire ou la Bible.

Amortissement : élément ornemental placé au sommet de tout axe vertical d’une élévation (pinacle, statue, etc.).

Ancelle : sorte de tuile de bois pour la couverture, très courante avant le XVIIIe siècle. Proche du tavaillon, utilisé pour le bardage.

Angle mort : endroit non contrôlable par le guet ou la défense.

Antéfixe : ornement, souvent en terre cuite ou en pierre, décorant le bord des toits.

Appareil : ensemble d’éléments d’une maçonnerie, posés, où chaque bloc est taillé pour occuper une place précise. On distingue, selon la hauteur des assises, c’est à dire des lits horizontaux de pierres, le petit, le moyen et le grand appareil.

Arcade aveugle : ouverture pratiquée sous un arc dans un mur. Elle est aveugle quand elle ne perce pas toute l’épaisseur du mur dans lequel elle est construite.

Arc brisé : l’arc brisé est un arc aigu formé de deux segments de cercle se coupant suivant un certain angle.

Arc de décharge : arc incorporé dans un mur afin de soulager un ouvrage sous-jacent en diminuant la masse sur la zone fragile et la répartissant sur l’extérieur. Un arc peut décharger un linteau, par exemple. Quelquefois, deux pierres posées obliquement remplissent cette fonction.

Arc en plein cintre : courbure intérieure d’une voûte, d’une arcade, d’un arc, composé d’une moitié de cercle.

Arc en anse de panier : arc surbaissé en forme de demi-ovale, à trois centres.

Arc formeret : nervure en forme d’arc, engagée dans un mur, servant de couvre-joint entre une voûte et le mur portant.

Arcature : suite de petites baies libres couvertes d’un arc.

Arche : partie d’un pont formée de la voûte prenant appui sur les deux piles qui la portent.

Archère : ouverture en fente verticale, étroite à l’extérieur et évasée à l’intérieur permettant le tir d’arme à flèche: arc ou à l’arbalète. Les archères ont évolué suivant les progrès des armes : l’archère, simple embrasure verticale à ébrasement intérieur, la plus simple et la plus ancienne des meurtrières. Elle sert davantage au tir à l’arbalète, plus puissante et plus sûre que l’arc ; l’archère cruciforme dont la croix pouvait servir de viseur à l’archer ; l’archère canonnière, type transitoire de meurtrière provenant de la transformation d’une archère en canonnière et qui se transforma en canonnière pour l’usage d’armes à feu de petit calibre, celle-ci ayant une embrasure de tir horizontale à ébrasement extérieur. Archère à niche : archère comportant une niche pour le tireur (voir aussi Meurtrière).

Archivolte : moulure, décoration supérieure sur un arc de portail ou sur une simple baie.

Arrachement : pierres saillant d’un mur, témoignant d’une destruction ou d’une volonté de reprise de maçonnerie.

Artillerie : ensemble des machines de guerre constitué jusqu’au XVe siècle d’engins tels que bricole, couillard, mangonneau, perrière et trébuchet. Plus tard les bouches à feu utiliseront des boulets en métal.

Assommoir : ouverture, au niveau du plafond et au-dessus d’une porte ou d’un passage, destinée à laisser tomber verticalement des projectiles sur un assaillant.

Astragale : moulure située à la jonction du fût et du chapiteau d’une colonne.

Aula : grande salle servant aux réceptions et audiences du seigneur.

Autel : c’est une table sacrée servant au sacrifice rituel ou au dépôt d’offrandes.

Aveugle : se dit d’une arcade, d’une fenêtre, d’une baie quelconque simulée et qui n’est pas ouverte.

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B

Baie : ouverture fermée ou non d’une façade (arcade, fenêtre, porte).

Baie géminée : ensemble de deux baies jumelées, séparées par une colonnette ou un trumeau.

Baille : cour entourée d’une enceinte, le baille intérieur se distingue en général d’un baille extérieur, beaucoup plus grand, par la taille.

Banal : qui concerne le ban, pouvoir seigneurial qui s’exerce sur une banlieue, un territoire. Four banal : construit par le seigneur pour l’usage des habitants du fief, moyennant taxe. Étangs, moulins, pressoirs peuvent être banaux. Un taureau, animal reproducteur, peut aussi être banal.

Banquette : contrairement à ce que le nom peut faire penser, ce n’est pas un élément de confort. C’est une taille du rocher (en forme de L) servant le support des premières pierres d’un mur (fondation).

Barbacane : petit ensemble défensif en avancée du pont-levis d’un château-fort, permettant de masser des troupes à couvert en avant du château. Assez basses, les fortifications de la barbacane sont parcourues par un chemin de ronde et protégées, à l’extérieur, par un fossé que l’on pouvait franchir sur un pont-levis. L’ensemble comporte souvent une salle des gardes et une réserve de munitions.

Barlong : de plan rectangulaire.

Barre ou Barrade : série de maisons accolées par le pignon.

Barre : pièce(s) de bois coulissant derrière une porte pour la condamner.

Barri : faubourg situé hors de l’enceinte d’une ville fortifiée.

Bas-côté : pour Viollet-le-Duc, bas côté « est le nom qu’on donne aux nefs latérales des églises ». C’est donc un synonyme de collatéral. Aujourd’hui, en architecture religieuse, un bas-côté est un collatéral peu élevé dont la hauteur correspond schématiquement à un « rez-de chaussée » du vaisseau central, la hauteur d’étage étant fonction de la structure générale de l’édifice. Un bas-côté peut être surmonté de tribunes et n’être dans ce cas qu’une galerie en rez-de chaussée. Voir collatéral.

Basse-Cour : espace situé à l’intérieur de l’enceinte d’un château-fort et situé en contrebas du donjon seigneurial, généralement construit sur une motte plus élevée. Autour de la basse-cour étaient groupés les écuries, les chenils, les remises, les fours à pain… elle pouvait également servir d’habitat provisoire pour les paysans en cas d’attaque. Appelée également bayle ou bayle inférieure.

Bassière : petite pièce voûtée servant d’évier et à entreposer des aliments au frais.

Bastille : dans la fortification du Moyen-âge, ce terme s’applique à des ouvrages avancés. Le diminutif est bastillon, dont on a fait bastion (ouvrage qui projette un angle saillant dans certains systèmes de fortification moderne). On nomme faces les parties antérieures d’un bastion, flancs les parties latérales, gorge l’espace compris entre les deux flancs, et courtine le mur d’enceinte qui relie deux bastions. Désigne également un ouvrage temporaire placé par l’assaillant lors d’un siège.

Bastion : ouvrage bas fortifié, placé généralement sur l’enceinte d’un château, à l’origine hémicylindrique et ouvert à la gorge, adapté au tir horizontal des canons. Plus tard, ce mot désignera les ouvrages de forme pentagonale des fortifications modernes. Apparut au milieu du XVIe siècle en Italie.

Beffroi : tour d’attaque mobile, en bois, facile à déplacer, plus haute que les remparts afin de pouvoir tirer à l’intérieur de l’enceinte. Elle est poussée par l’assaillant contre l’enceinte d’un château.

Beffroi de charpente : construction en charpente, placée dans la chambre des cloches à l’intérieur d’un clocher et portant les cloches.

Bélier : instrument d’attaque roulant, composé d’un madrier de bois porté à bras ou suspendu à des bâtis mobiles, afin de détruire portes et murailles.

Berme (voir lice) : espace situé entre le pied d’un rempart et l’escarpe du fossé afin d’arrêter les terres et pierres provenant de l’éboulement du rempart et éviter ainsi que les assaillants n’approchent de l’enceinte.

Blason : ensemble des signes, devises ou figures qui composent un écu armorial. Peut désigner également le support.

Blocage : mélange grossier de cailloux et de mortier remplissant l’intervalle entre les deux parements d’un mur.

Bossage : bosses plus ou moins saillantes sur une pierre d’un mur extérieur. Elles serviraient à casser les flèches des assaillants, et elles absorbaient également une partie de l’énergie cynétique des boulets de canons. Plus tard, le bossage était réalisé pour des raisons esthétiques.

Bouche à feu : ouverture percée dans les murs des tours permettant le tir des "premiers" canons, couleuvrines…

Boulin : poutre de bois horizontale, pénétrant ou traversant une maçonnerie et destinée à supporter le platelage de l’échafaudage au moment de la construction d’un édifice. – Trou de boulin : trou dans un mur, recevant une pièce d’échafaudage.

Boutisse : longue pierre placée perpendiculairement dans l’épaisseur d’un mur en blocage de manière à le traverser de part en part pour le consolider.

Bouton : ornement de forme ovoïde ou sphérique.

Braie : défense installée sur la contrescarpe.

Bretèche: petit ouvrage défensif en saillie dont le mur extérieur repose sur des consoles. Surplombant dans la plupart des cas une ouverture, elle permet le tir fichant (vertical). Elles servaient parfois de latrines. Dans l’architecture civile, sorte de balcon (ou oriel) s’appliquant sur la façade et servant par exemple de tribune aux orateurs.

Brisis : sur une toiture à comble brisé, c’est le versant inférieur à forte pente, par opposition au terrasson, qui désigne le versant supérieur.

Bulwark : rempart ou terrassement.

Butement (ou butée) : maçonnerie destinée à neutraliser une poussée par une poussée contraire.

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C

Calvaire : croix monumentale érigée à côté d’une église.

Campanile : c’est une tour qui abrite des cloches servant à appeler les fidèles à la prière, isolée de l’église, ce qui la différencie du clocher.

Cannelure : sillon creusé verticalement, spécialement dans le fût d’une colonne.

Canonnière : ouverture dans les murs et les tours pour le tir au canon, elle est généralement ovale ou ronde. (voir aussi Bouche à Feu).

Cantonné : se dit d’une construction, d’une colonne, d’un pilier, d’un meuble, dont les angles sont relevés d’une tourelle, d’une colonnette, d’une ornementation.

Caponnière : ouvrage bas flanquant l’intérieur d’un fossé et servant à la défense au moyen de tirs d’artillerie.

Capucine : lucarne dotée d’une toiture à trois pans.

Casemate : emplacement situé dans le flanc d’une place forte pour défendre le fossé. Elle n’est généralement pas reliée au reste du château.

Cavalier : terrasse ménagée au sommet d’une tour de défense pour le tir au canon (à partir du 15ème siècle).

Caveau : c’est une pièce maçonnée construite en sous-sol des églises, des chapelles, des cimetières et destinée à recevoir, à même le sol, exposés sur des tréteaux ou dans des cavités aménagées dans les parois, des cercueils ou sarcophages, voire des urnes funéraires (le petit caveau est appelé dans ce cas « cavurne »). Ce type de sépulture s’oppose à l’inhumation en pleine terre pour laquelle le cercueil est en contact direct avec la terre.

Casemate (de l’espagnol casa, maison, et matar, tuer) : emplacement situé dans le flanc d’une place-forte pour défendre le fossé. La casemate n’est généralement pas reliée au reste du château.

Castel : de castrum, désigne une petite place-forte, une citadelle.

Castrum : terme le plus courant au Moyen-Âge pour définir un château. Désigne aussi bien une motte féodale qu’un château de pierre.

Ceinture : moulure ou corps de moulures enserrant un volume.

Chapelle castrale : chapelle attachée à un château ou manoir, destinée à la famille du seigneur. Certains châteaux possède deux chapelles de ce type, l’une dans les appartements privés, l’autre hors de l’enceint mais à proximité.

Chapiteau : élément décoré de moulures et d’ornements divers qui coiffe le fût d’une colonne ou d’un pilier. Le chapiteau est essentiellement formé d’un corps (échine ou corbeille) et d’un couronnement (abaque ou tailloir). Dans l’architecture médiévale, l’astragale fait souvent partie du chapiteau.

Château fort : demeure fortifié d’un seigneur. Centre symbolique et militaire d’une juridiction dans laquelle le seigneur exerce ses droits. Ne pas confondre avec une forteresse.

Châtelet : également appelé logis-porche, ce bâtiment d’entrée à vocation défensive et ostentatoire est situé à la tête d’un pont, d’un guet, d’une route servant au contrôle et à la défense de cette voie de communication. Les défenseurs pouvaient y loger.

Chaussée : élévation de terre ou de pierre servant aussi de chemin.

Chemin couvert : chemin hors de l’enceinte, protégé par un parapet et permettant la circulation des défenseurs et des pièces d’artillerie.

Chemin de défilement : pour défendre l’accès au château, ce chemin oblige l’assaillant à longer le plus longtemps possible les défenses afin d’être pris sous le tir défensif.

Chemin de ronde : coursière au sommet d’un mur d’enceinte protégé par un « parapet ». Il sert à la circulation des soldats sur le rempart pour la surveillance ou le combat.

Chemise : enceinte basse maçonnée enveloppant à faible distance la base d’un pilier, d’une tour, souvent le donjon pour renforcer sa protection. Elle peut parfois comporter des archères ou des bouches à feu.

Chéneau : conduit placé à la base d’un toit, pour recevoir les eaux de pluie.

Chevet : partie postérieure, externe, du chœur d’une église.

Chevrons : longues pièces de bois reposant sur les pannes d’une charpente dans le sens de la pente du toit et recevant le lattis ou la volige de couverture.

Chicane : couloir en zig zag destiné à filtrer et ralentir les mouvements de l’assaillant.

Chien-assis : lucarne ou fenêtre pratiquée dans une toiture en redressant à cet endroit la pente du toit, afin de permettre l’aération ou l’éclairage des combles. La silhouette de profil rappelle celle d’un chien assis.

Ciborium ou Baldaquin : Un ciborium est une construction, parfois un objet mobilier, destiné à protéger et mettre en valeur un autel ou, spécifiquement, l’armoire où est déposé le ciboire. Le ciborium affecte généralement la forme d’un dais posé sur quatre colonnes. Il peut être en bois, en métal, en pierre, et constituer parfois un véritable édifice. Ce terme est surtout utilisé pour la période antérieure au monde médiéval. À partir de l’époque médiévale c’est le terme « baldaquin » qui est préféré.

Cimaise : moulure qui forme la partie supérieure d’une corniche. Mot dérivé d’un terme grec évoquant une sorte d’ondulation (« vague, onde »), elle est généralement constituée de deux courbes en forme de S. On distingue deux sortes de cimaises, la dorique et la lesbienne correspondant à ce que l’on appelait autrefois la gueule droite et la gueule renversée (doucine et talon).

Citadelle : ouvrage fortifié, situé dans l’enceinte des remparts de la ville, disposant de puissants moyens de défense et dominant la ville antique ou médiévale.

Citerne : réservoir destiné à recueillir et stocker les eaux de pluie.

Claveau : pierre taillée en forme de coin qui entre dans la composition d’un arc ou d’une voûte.

Clef : claveau central qui bloque les autres pierres dans la position voulue.

Clef de voûte : pierre placée à l’intersection des nervures qui soutiennent une voûte.

Clocheton : ornement en forme de petit clocher couronnant le donjon.

Collatéral : désigne un vaisseau latéral de la nef d’une basilique, ou d’un édifice à plan basilical, de part et d’autre du vaisseau central. Il peut exister plusieurs collatéraux d’un même côté : on les compte alors à partir du vaisseau central (premier, deuxième collatéral, etc.). Le terme « collatéral » a supplanté l’appellation « bas-côté », plus courante jadis, tout en apportant néanmoins quelques nuances.

Colombage : ensemble des poutres formant la charpente d’un mur.

Colombier : abri pour les pigeons. Le colombier, ou encore vollier, est un pigeonnier.

Colonne torse : colonne à fût contourné en spirale.

Commander : un ouvrage en commande un autre quand il le domine de façon à le surveiller, le défendre.

Communs : bâtiments qui servent de logement aux valets.

Conciergerie : logement des soldats de la garde, appelée aussi « salle de garde ».

Console : organe en surplomb, portant une charge comme des mâchicoulis ou un chemin de ronde. Sa hauteur, importante, le distingue du corbeau. Contrairement à celui-ci, elle est souvent composée de plusieurs assises.

Contrefort : organe d’épaulement et de raidissement formé par un massif de maçonnerie en saillie sur le mur ou le support qu’il épaule.

Contre-terrier : maison dont un des murs est adossé à une pente en protection souvent du vent du nord.

Contrescarpe : paroi extérieure d’un fossé, du côté de l’attaque. Elle peut être maçonnée. L’escarpe est la paroi intérieure.

Contrevent : panneau pivotant sur un de ses bords verticaux, servant à doubler extérieurement un châssis vitré.

Corbeau : éléments en saillie, encastrés partiellement dans un mur, ils sont destinés à supporter une charge. En pierre (appelés alors consoles), pièce de bois ou de métal, les corbeaux peuvent être profilés et décorés. Comme très souvent au Moyen-Âge, de nombreux planchers sont posés sur corbeaux.

Corps de garde : bâtiment où logeaient les soldats de garde.

Corps de place : enceinte principale d’une place-forte. Bâtiment dans son entier.

Courtil : jardin potager.

Courtine : élément de muraille reliant deux bastions ou deux tours flanquantes. Comporte, en général, en partie haute un chemin de ronde. À l’extérieur, sa base présente souvent un fruit.

Coussiège : un coussiège est un banc intégré à la maçonnerie, souvent de pierre, ménagé dans l’embrasure d’une fenêtre. Les fenêtres des châteaux en comportent un ou deux.

Coyau : petit chevron prolongeant une toiture au-delà de la partie extérieure du mur, relevant la bordure du toit et destiné à éloigner du mur l’écoulement des eaux de pluie.

Crapaudine : pierre évidée dans la maçonnerie d’une porte et permettant à un vantail de pivoter.

Créneau (du latin crena, entaille) : partie creuse du crénelage d’un rempart ou d’une tour, par opposition à la partie pleine, le merlon.

Crénelage : alternance de créneaux et merlons sur un parapet.

Croisée à meneaux : voir fenêtre à meneaux.

Cul de lampe : ouvrage décoratif composé de pierres posées en surplomb pour supporter la retombée d’arcs ou de nervures.

Culée : massif de maçonnerie destinée à contenir la poussée d’un arc, d’une arche, d’une voûte.

Culot : pièce en surplomb, formée d’un seul élément, portant une charge (une ou plusieurs ogives, par exemple). S’il est formé de plusieurs éléments appareillés, il s’agit alors d’un cul-de-lampe.

Cyclopéen : l’appareil cyclopéen est formé de pierres de dimensions exceptionnelles.

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D

Desquamation : altération superficielle de la pierre.

Donjon (du latin dominus : Tour du Seigneur) : tour maîtresse qui dominait souvent dans un château-fort médiéval. Elle peut être centrale ou encastrée dans les courtines. Sa fonction est la surveillance, et le repli ultime. Parfois (mais rarement) elle est la demeure du seigneur. Jusqu’à la fin du Xe siècle, le donjon carré, en bois, est établi sur une butte artificielle ou naturelle, la motte. Au XIe siècle, la pierre remplace le bois mais le donjon reste carré. À la fin du XIe, il adopte la forme ronde qui offre moins de prise à l’attaque. Il peut être aussi octogonal, ovale ou en proue de navire et cantonné de tourelles.

Donjon à motte : ancien type de château dans lequel un donjon s’élève au sommet d’un monticule de terre avec d’autres bâtiments à l’intérieur et à l’extérieur des bailles, le tout étant protégé par une palissade ou un mur. Voir Motte castrale.

Donjon coquille : donjon découvert en forme de courtine, en général placé au sommet d’un monticule.

Douves (du grec dokhê, récipient) : fossé rempli d’eau protégeant l’accès aux remparts du château.

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E

Ébrasement : nommée aussi ébrasure est l’élargissement en biais de la maçonnerie du percement d’une baie (coté oblique du percement d’une baie). Il apporte plus de lumière à la baie ou plus de battement au vantail. Un ébrasement peut être simple (uniquement vers l’intérieur) ou double (augmentant l’angle de tir pour les archers).

Échauguette (pour le guet) : petite guérite placée en surplomb, à l’angle d’une fortification ou d’une tour.

Échelle de meunier : escalier droit, sommaire, formé seulement de deux limons et de marches sans contremarche.

Embrasure : dans l’épaisseur d’un mur, espace résultant du percement d’une baie. L’ébrasement est la disposition des côtés de l’embrasure, l’angle formé par ces côtés et l’axe de la baie. Baie ébrasée. Entre l’ébrasement et le tableau extérieur, une feuillure reçoit la menuiserie.

Enceinte : ensemble des murailles défensives du château.

Escalier droit : escalier se déroulant dans un même axe et composée d’une ou plusieurs volées.

Escalier à pas de souris : Escalier étroit et raide appuyé sur un mur de fortification et donnant accès, au sommet de celui-ci, au chemin de ronde.

Escalier à vis : escalier tournant autour d’un axe appelé noyau et formé de marches triangulaires. Chaque extrémité de la marche constitue le noyau.

Escalier rampant : escalier placé dans l’épaisseur d’un mur circulaire dont l’axe forme une courbe.

Encorbellement : construction établie en porte-à-faux sur un étage en retrait et supportée par des consoles ou des corbeaux.

Enfilade : tir de protection normalement appliqué à la défense d’une ville ou des murailles d’un château.

Engoulant : extrémité sculptée en forme de gueule grimaçante de certains éléments de charpente.

Escalier en colimaçon : escalier tournant où l’axe est creux. Il apparaît dès le XVIe siècle.

Escalier en vis : escalier tournant où l’axe est plein.

Escarpe : paroi du fossé supportant le rempart. Souvent maçonnée, elle constitue le socle du mur et présente un caractère défensif.

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F

Fascé : terme d’héraldique qualifiant un écu divisé horizontalement en un nombre pair de parties égales.

Fascine : sorte de fagot de branches fines servant d’armature à un ouvrage de terre. Treillis de fascines.

Fausse-braie : enceinte qui entoure tout ou une partie de l’enceinte principale du château, aménagée au niveau de l’escarpe afin de surélever celle-ci et de protéger la base des murailles principales contre les projectiles et contre la pose directe d’échelles par l’assaillant.

Fenestrage : ensemble des pierres formant l’ossature d’une fenêtre.

Fenêtre à meneaux : le meneau est un montant fixe qui divise une fenêtre en compartiments, notamment dans l’architecture du Moyen-Âge et de la Renaissance. Il peut être recoupé par un ou plusieurs croisillons.

Feuillure : saillie pratiquée dans l’embrasure d’une baie pour recevoir les bords d’un vantail.

Flèches : poutres de bois faisant partie du pont-bascule auxquelles les chaînes sont attachées.

Flanque : se dit d’une tour ou d’une construction sur le côté, « sur le flan ».

Flanquement : contrôle des abords d’une place. Suppression des angles morts par une disposition judicieuse de divers éléments de tir ou de défense.

Flanquer : on dit d’un ouvrage qu’il est « flanqué » quand il est entouré d’autres ouvrages (un logis flanqué de deux tours) ou quand il est défendu par le tir d’ouvrages voisins (muraille flanquée de deux tours).

Flèche : bras de levage d’un pont-levis.

Fort : place-forte venant renforcer le système de défense d’un ouvrage militaire, d’une ville, d’une frontière… 

Forteresse : place-forte à vocation purement militaire.

Fruit : sur le côté extérieur, faible inclinaison donnée à un mur, sur une hauteur variable. Cet écart d’aplomb d’une paroi par rapport à la verticale permet une meilleure solidité de cette construction et à des projectiles, lancés depuis le dessus de ces murs, de ricocher à hauteur d’homme. Lorsque cette inclinaison est plus importante, on parle d’un talus ou d’un glacis.

Fossé : tranchée creusée autour de la place, quelquefois maçonnée, aménagée pour la défense d’un ouvrage. S’il est rempli d’eau, il est alors appelé douve.

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G

Galerie : à l’époque médiévale, le terme galerie désigne tout espace annexe sans destination précise à part celle de circulation ou de délassement qui ont une place très forte dans la vie castrale. Les espaces désignés peuvent être ouverts ou fermés.

Gargouille : conduit saillant, souvent orné d’une figure de fantaisie, adapté à une gouttière ou un chéneau et qui déverse les eaux de pluie à distance du mur.

Glacis : talus incliné qui s’étend en avant d’une fortification (voir talus).

Guette : tourelle construite au sommet de la plus haute des tours, ainsi nommée parce qu’on y faisait le guet.

Gueules : en héraldique, émail de couleur rouge.

Guichet : petite porte percée à côté d’une grande ou dans le vantail d’une grande.

Gothique : forme d’art, en particulier d’art architectural, qui s’est épanouie en Europe du XIIe siècle à la Renaissance.

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H

Haute cour : seconde enceinte du château. Appelée aussi bayle supérieure ou bayle seigneuriale, elle enferme les éléments principaux destinées à la vie dans le château : donjon, aula ou salle, capella ou chapelle, camera ou résidence privée.

Herse (du latin hirpex) : grille mobile de fer ou de bois armée par le bas de fortes pointes, coulissant de haut en bas dans des rainures verticales, suspendue à une chaîne qu’on lâche pour fermer au passage, à l’entrée d’un château-fort. Au Moyen-âge, on les nomme portes sarrasines.

Hors oeuvre : se dit d’un corps de bâtiment tenant à un autre, plus important, par un ou plusieurs de ses côtés.

Hourd (hurdel, du Francique hurd : palissade) : coursière ou galerie volante en bois construite en surplomb d’une courtine, d’une tour ou d’une enceinte. Les ouvertures percées dans le sol permettent des tirs verticaux dits « tirs fichants », protégeant ainsi le pied de la muraille. À partir du XIIe siècle, ils sont peu à peu remplacés par des mâchicoulis en pierre, moins inflammable.

Hourdage : ensemble des hourds.

Huchette : sorte de volet pivotant sur l’axe horizontal supérieur, obturant une meurtrière ou un créneau. Celles-ci ayant disparu ne subsistent généralement en place que les tourillons qui les portaient.

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I

Imposte : couronnement du piédroit d’un arc.– Partie supérieure indépendante, fixe ou ouvrante, de porte, de fenêtre.

Intrados : face inférieure d’une voûte ou d’un arc, face inférieure d’une pierre visible composant l’arc, la voûte.

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J

Jambage : montants latéraux de porte, fenêtre, cheminée (piédroit).

Jambe : pilier de pierre de taille élevé aplomb dans un mur de maçonnerie pour porter les parties supérieures d’un bâtiment.

Jambette : pièce de ferme de charpente.

Jarret : défaut de courbure ou de planéité de surface de poutre, arc, moulure.

Joint : intervalle qui reste entre deux pierres après qu’elles sont posées.

Jouée : épaisseur de la muraille au pourtour d’une baie.

Jour ou Ajour : découpe fournie par le remplage en pierre taillée dans une baie à claie-voie, une rosace.

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K

Kiosque : pavillon (à plancher surélevé) avec toit portant sur colonnes-poteaux. – Édicule de vente sur trottoir.

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L

Latrines : lieu d’aisance, souvent construit en encorbellement sur un rempart ou une tour.

Lice : espace plus ou moins grand, fermé par une palissade (de bois) autour d’un château-fortifié. Espace ou cour compris entre deux enceintes où se déroulait des joutes, d’où l’expression « entrer en lice ».

Linteau : pierre disposée à l’horizontale au-dessus d’une baie.

Logis : bâtiment principal d’une résidence seigneuriale dans les châteaux.

Logis-porche : également appelé châtelet, ce bâtiment d’entrée est destiné à la défense d’un pont, d’une route ou d’une voie d’accès.

Loup (ou louve) : crochet à deux pinces destiné à saisir le madrier du bélier et de le retourner contre l’attaquant soit en soulevant le bélier, soit en le brisant.

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M

Mâchicoulis (de mâcher, écraser et coulis, action de couler) : percements dans le sol des parties en surplomb d’une architecture militaire, aménagés pour le jet plongeant des projectiles.

Manoir : habitation d’un propriétaire de fief qui ne possède pas le droit d’élever un château avec tours et donjon.

Manse : exploitation agricole composée d’une maison et d’une terre censée faire vivre une famille au Moyen-Âge.

Mantelet : bâti roulant fait de planches de bois recouvertes de peaux fraîches destinées à le protéger du feu et qui servait à contrer les tirs des assaillants. C’est aussi un bouclier en bois ou de vannerie.

Marque de tâcheron : signe gravé sur la pierre par le tailleur de pierre, il s’agit de la signature du travail réalisé par le tailleur.

Meneaux (ex. fenêtre à meneaux) : montants ou croisillon de pierre divisant une baie.

Merlon (de l’italien merlone) : partie pleine du crénelage, par opposition au créneau.

Métairie : Domaine agricole ou ferme exploité selon le système du métayage.

Meurtrière : ouverture de faible largeur dans une courtine ou une tour permettant la surveillance « cachée » ou l’envoi de projectiles (le mot archère est préférable).

Mine : couloir souterrain creusé par l’attaquant afin d’atteindre la base de la muraille et d’y ménager une chambre de mine dont l’effondrement sous l’effet du feu ou de la poudre a pour but de provoquer une brèche dans l’enceinte.

Moineau : nom donné à la fin du Moyen-Âge à un ouvrage bas, sortes de petites casemates, adossé au pied de l’enceinte, sur l’escarpe. Sa fonction est de flanquer le fossé. À partir du XVIIe siècle, le terme de caponnière définit ces ouvrages.

Montre d’armes : inspection, revue annuelle des hommes armés. Les habitants du fief sont tenus d’assister aux montres d’armes.

Mortier : mélange de chaux, de sable et d’eau qui sert à lier les pierres.

Motte : terre-plein surélevé artificielle créé pour servir de base à une place-forte.

Mur pignon : mur qui s’élève jusqu’au-dessous du toit, le supporte et en a le profil.

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N

Nervure : grosse moulure d’une voûte, en particulier d’une voûte gothique. Les nervures sont, en général, la partie visible des arcs constituant l’ossature de cette voûte.

Niche : renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, théoriquement destiné à recevoir un élément décoratif, et son encadrement.

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O

Oculus : petite ouverture de forme circulaire ou proche du cercle, munie ou non d’un panneau vitré.

Œil de bœuf : lucarne à fenêtre ronde ou ovale.

Ogive : arc allant d’un point d’appui à un autre en passant par la clef de voûte.

Opus Quadratum : technique du maçon qui consiste à faire alterner des pierres carrées ou rectangulaires en édifiant un mur.

Oriel : fenêtre formant un encorbellement, visible dans les châteaux d’Alsace ou encore dans les pays du Nord.

Ossuaire : bâtiment où sont conservés les ossements humains ou charnier.

Oubliette : cachot souterrain pour des prisonniers que l’on souhaite oublier jusqu’à leur mort.

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P

Palissade : première défense du château formée d’une rangée de pieux ou de planches.

Parapet : mur qui délimite et protège, du côté extérieur, un chemin de ronde. Généralement doté d’un crénelage ou percé de meurtrières.

Parapet : simple mur souvent crénelé protégeant les emplacements de tir à ciel ouvert au sommet d’une enceinte, d’une tour, d’un rempart ou sur un chemin-couvert.

Parement : face extérieure d’un mur revêtue de pierres de taille.

Pendentif : triangle de maçonnerie entre les grands arcs qui soutiennent une coupole.

Penture : bande de métal fixée à plat sur le vantail d’une porte, sur un volet, de manière à l’articuler sur le gond.

Piédroit (ou Pied-droit) : montant vertical sur lequel retombent les voussures d’une arcade, d’une voûte.

Pilastre : membre vertical formé par une faible saillie d’un mur, en général muni d’une base et d’un chapiteau similaires à ceux de la colonne.

Pinacle : amortissement élancé se terminant en forme de cône ou de pyramide effilés et qui se place notamment au sommet d’une culée, dans l’architecture gothique.

Plessis : enclos fortifié.

Poivrière : toiture pointue et échancrée sur une tourelle de plan circulaire en encorbellement à l’angle d’un bastion. La tourelle peut-elle aussi porter ce nom à cause de sa forme ronde au toit conique.

Polylobé : constitué de plusieurs arcs de cercle.

Pont-dormant : pont fixe au-dessus d’un fossé ou des douves, par opposition au pont-levis. En bois ou en pierres, il est fixe et précède le pont-levis. Associé à celui-ci, il canalise l’entrée qui devient ainsi plus facile à contrôler.

Pont-gisant : voir pont-dormant.

Pont-levis : le pont-levis assure deux fonctions : a) abaissé, il permet le passage au dessus d’un fossé ou des douves. b) relevé, il protège l’accès du château. D’abord pont à bascule, équilibré par un simple contrepoids, il se perfectionne au XIIIe siècle en pont-levis à chaînes actionné par un treuil, puis vers le milieu du XIVe siècle, en pont-levis à flèches et contrepoids.

Portail : porte principale de grande largeur, parfois de caractère monumental.

Porte charretière : large porte permettent le passage de charrettes et autres véhicules à roues.

Porte piétonne : porte ne laissant passer qu’un homme.

Porterie : entrée fortifiée d’un château ou d’un bourg.

Portique : galerie couverte dont le toit est soutenu par des colonnes.

Potager : dans une cuisine, sorte de foyer, souvent chauffé avec la braise de la cheminée, pour mitonner ou réchauffer des potages et faire des ragoûts.

Poterne (posterle, du latin posterala, porte de derrière) : petite porte dérobée servant à fuir ou à faire entrer des renforts à l’insu des assiégeants. Percée à la base d’une courtine ou d’un bâtiment elle permet une communication discrète avec l’extérieur. Elle peut être également en hauteur, ce qui la rend plus sûre encore.

Puits de lumière : ouverture en hauteur dans une salle de repli (souvent borgne) laissant passer la lumière. Son ouverture évite la pénétration des flèches des assaillants.

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Q

xxx : xxx.

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R

Rampant : partie supérieure et inclinée d’un mur pignon.

Randière : corniche placée sous les trous d’envol d’un pigeonnier, pour empêcher l’intrusion de rats.

Ratier : sous-sol d’une tour servant le plus souvent de cave. Il est obstrué par une grille permettant l’aération. Aucun moyen d’accès à part cette grille. On prétend que cela pouvait servir de « prison ».

Ravelin : important ouvrage défensif triangulaire, souvent entièrement solide, destiné à protéger un point vulnérable (par exemple un portail) du tir direct.

Redents ou redans : pierres plates disposées en escalier (dites aussi « en pas de moineau ») posées aux versants des pignons, sur des constructions généralement en chaume. Il faisait office de coupe-vent, de coupe-feu et permettait par son profil en escalier d’apporter des travaux d’entretien à la toiture de chaume.

Redoute : petit ouvrage de fortification isolé et fermé.

Remplage : ensemble des parties fixes qui divisent l’ouverture d’une baie : meneau, croisillon, réseau.

Remploi : utilisation dans une construction d’éléments pris dans une construction plus ancienne.

Roman : style d’architecture commun en Europe entre les périodes classique et gothique.

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S

Salle basse : salle de réception pour invités de toutes conditions sociales

Salle haute : salle généralement située au-dessus de la salle basse, réservée aux personnes de haut rang.

Sape : ensemble des travaux souterrains destinés à miner la muraille de l’assiégé.

Scotie : moulure concave placée entre les deux tores de la base d’une colonne.
Souche de cheminée : Ouvrage de maçonnerie renfermant un ou plusieurs conduits de cheminée et s’élevant au-dessus du toit.

Signe patibulaire : signe ostentatoire de la haute justice (fourche patibulaire, potence ou gibet).

Souillarde : petite pièce faisant saillie à l’extérieur, réservée aux tâches ménagères.

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T

Tablier : plancher du pont-levis.

Talus (ou glacis) : base inclinée des murs d’une fortification servant à entraver les approches ou l’échelade et permettant aux projectiles lancés du haut des remparts, hourds ou mâchicoulis de rebondir et d’atteindre l’assaillant.

Tambour : assise ronde en pierre qui entre dans la composition du fût d’une colonne.

Tambour de porte : sas, généralement en menuiserie, construit aux dépens de l’espace intérieur, derrière une porte, pour éviter les courants d’air.

Tas de charge : mode de construction, par empilage des matériaux.

Terrasson : versant supérieur, de faible pente, d’une toiture à comble brisé, par opposition au brisis, qui désigne le versant inférieur.

Tierceron : nervure secondaire d’une voûte gothique.

Tir : on distingue plusieurs types de tir selon l’angle et la direction. Le tir de flanquement est sensiblement parallèle à la ligne de fortification. Le tir frontal est perpendiculaire à la ligne de fortification. Le tir d’écharpe est un tir à 45 °. Le tir fichant est un tir qui, du haut d’une tour, des hourds, des mâchicoulis, d’une bretèche ou tout simplement d’un rempart, assure la protection verticale d’un ouvrage.

Titulature : ensemble des titres portés par une personne ou une maison.

Toit de chaume : toit recouvert de paille longue dont on a enlevé le grain.

Toit de lauzes : toit recouvert de pierre travaillée.

Toit en appentis : toiture à une seule pente.

Toit en bâtière : toiture à deux versants inclinés.

Torchis : matériau de construction composé de terre grasse et de paille hachée, utilisé comme remplissage.

Tore : moulure ronde, demi-cylindrique, qui entoure la base d’une colonne, d’un pilier.

Tour : édifice en pierre ou en bois, à plan carré ou circulaire, dont les dimensions verticales sont supérieures aux dimensions horizontales. Selon leur forme, on distingue : les tours en fer à cheval ou ouvertes à la gorge, c’est-à-dire sans mur du côté de la place, ce qui permet de les garder sous le tir de cette place même si elles ont été prises ; les tours à bec, et les tours en éperons qui offrent moins de prise à l’ennemi.

Tour-donjon : tour si puissante et fortifiée qu’elle peut être utilisée comme partie centrale d’un château et abriter les appartements privés du seigneur.

Tour en amande : tour non carré ou ronde mais en forme d’amende.

Tour flanquante : tour permettant d’effectuer des tirs parallèles au mur à défendre.

Tour maîtresse ou donjon : édifice qui domine par ses dimensions l’ensemble de l’habitat seigneurial fortifié, elle ne joue pas un rôle défensif, mais c’est un symbole du pouvoir féodal. Elle peut abriter le logis seigneurial.

Tour d’escalier : tour ne contenant seulement qu’un escalier permettant l’accès aux étages d’un autre bâtiment contigu.

Tour de flanquement : tour de défense placée en avant d’un angle ou au milieu d’une enceinte afin de protéger les flans d’une enceinte.

Tour porte : tour dont le rez-de-chaussée est un passage d’entrée.

Tourelle : tour peu importante en plan et élancée. Se développe sur plusieurs étages ou sur toute la hauteur du bâtiment dont elle fait partie. Elle peut être en surplomb ou sur pied. Ne pas confondre avec une échauguette, qui ne comporte qu’une petite pièce sur un seul étage.

Tour flanquante : tour permettant d’effectuer des tirs parallèles au mur à défendre.

Trébuchet : apparu dans la première moitié du XIIe siècle, le trébuchet est une machine de siège offensive à contre-poids qui pouvait lancer des projectiles de 100 kilogrammes jusqu’à 200 mètres. Il pouvait également servir à projeter des cadavres par-delà les remparts afin de provoquer des épidémies et semer l’effroi. 60 servants étaient nécessaires pour faire fonctionner un tel engin, qui, malgré sa redoutable précision, était très lent à charger, avec une cadence de tir de un à deux boulets par heure.

Trilobé : composé de trois lobes disposés en forme de trèfle.

Trou de Boulin : encastrement prévu dans un mur pour recevoir une poutre. Souvent utilisé pour la mise en place des échafaudages lors de la construction du château. Désigne également un nid dans un pigeonnier.

Trou de levage : petits trous dans les blocs de maçonnerie destinées au levage au moyen de tenailles.

Trumeau : pan de mur, souvent étroit entre deux embrasures. Par extension, panneau de glace ou peinture meublant cet espace.

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U

xxx : xxx.

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V

Vantail : tout panneau mobile, simple ou double, pivotant sur un de ses bords verticaux, destiné à fermer une ouverture.

Viollet-le-Duc Eugène (1814-1879) : architecte français, connu pour ses restaurations de constructions médiévales (Carcassonnes, Pierrefons…), mais aussi pour ses études et publications sur l’art militaire et la vie au Moyen-Âge.

Viorbe : escalier à vis dans une petite tour. Par extension, tourelle contenant un escalier à vis.

Vitrail : composition décorative translucide, formée de pièces de verre colorées maintenues par un réseau de plomb.

Volée : ensemble des marches comprises entre deux paliers.

Voussure : partie cintrée couvrant l’embrasure d’une baie (portail d’une église) dans sa partie haute.

Voûte : construction en maçonnerie disposée en arc et formant le plafond d’une construction

Voûte d’arrêtes : formée par la rencontre de deux berceaux de même hauteur.

Voûte d’ogives : Voûte construite comme une voûte d’arrêtes, où la rencontre des quartiers est formée par des branches d’ogives. Une voûte d’arrêtes est composée de la rencontre de plusieurs quartiers ou cantons, portions de voûte. Cette rencontre forme des arrêtes qui se recoupent à un faîte commun. À Oricourt, ces voûtes sont constituées de quartiers plein-cintre et brisés. Une ogive est un arc en nervure allant d’un culot à un autre en passant par la clef de voûte et remplaçant l’arête.

Voûte en berceau plein-cintre : voûte engendrée par la translation d’un arc dont le profil est un demi-cercle.

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Y

  • Ypon : ciment de la maison.
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Z

  • Zinzolin : couleur rouge violacée, tirée de la semence du sésame.
  • Zoophore : désignait les frises décorées de figures d’animaux.
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Sources :